RECO-ACT
dans la Presse

Octobre 2003 N° 53

Pas de rémunération si la créance n'est pas recouvrée


JAMAL KRIM
Administrateur RECO-ACT
Il existe une corrélation entre la fraîcheur de la créance et le     taux de recouvrement. Plus les créances sont anciennes et          moins le taux de leur encaissement sera élevé et     réciproquement.

Chez Reco-Act, la performance est nettement plus appréciable     puisque le taux oscille entre 80 et 90%.

Le portefeuille géré par Reco-Act est constitué de clients  de       choix: banques, assurances, multinationales...


Les dossiers impayés plombent de plus en plus la trésorerie des entreprises. Qu'il s'agisse de banques, de compagnies d'assurances, de PME... toutes sont concernées de près par ce phénomène. Pour les plus grandes structures, elles ont choisi de prendre leur mal en main et ont créé des départements en interne qui ne s'occupent que du recouvrement des créances. D'autres préfèrent ne plus avoir à se soucier de cette tâche et ont choisi de l'externaliser. Pour répondre à cette demande en croissance, de plus en plus de sociétés de recouvrement de créances (recouvrement des impayés: traites, chèques, factures, découverts, crédits amortissables..., gestion du portefeuille clientèle, gestion du portefeuille de créances contentieuses...) se sont lancées depuis une dizaine d'années dans ce créneau, profitant d'un vide juridique (aucun texte de loi ne régit le métier). Elles ne sont pas assujetties à agrément si elles ne pratiquent que le recouvrement. Par contre, lorsqu'il est question de mobilisation, elles sont obligées d'en avoir un. Ces sociétés sont mandatées par leurs clients pour récupérer les créances en souffrance. Malgré ce foisonnement, le métier évolue timidement. "Une frilosité est encore ressentie auprès d'une certaine cible. Les gens ont peur de confier leur actif, leur patrimoine à des personnes étrangères (cabinets de recouvrement) par méconnaissance du métier, par crainte de perdre ces valeurs mais aussi par crainte de s'adresser à des personnes non professionnelles", explique Jamal Krim, administrateur de Reco Act, un cabinet de recouvrement amiable et judiciaire pour la banque et l'entreprise, un pionnier dans ce créneau. Pour lui, le secteur aurait pu mieux décoller si seulement il existait davantage de profils adéquats, crédibles qui présenteraient des produits appropriés à même de faire adhérer les patrons d'entreprises dans cette logique de travail en partenariat.

Intervention en aval dès lors qu'un litige éclate

Lorsqu'elle est bien étudiée, l'externalisation du recouvrement des créances permet à l'entreprise d'économiser du temps, des frais de gestion et surtout de récupérer des créances difficiles qu'elle n'aurait pas pu recouvrer seule, sans l'aide de professionnels qui disposent de techniques "efficaces" pour opérer. Généralement, le client ne commence à mandater les sociétés de recouvrement qu'à partir du moment où sa créance devient litigieuse. Et c'est lui-même qui choisit les créances à déléguer. Or, il peut s'écouler un temps important entre le moment de la naissance de la créance et le moment où les sociétés spécialisées prennent le dossier en main. Sachant qu'il existe une corrélation entre la fraîcheur de la créance et le taux de recouvrement, plus le temps passe et moins le taux d'encaissement sera élevé et vice versa. Et c'est pour cette raison que pour Jamal Krim, l'idéal serait que les patrons d'entreprises recourent aux services des cabinets spécialisés dès qu'ils s'aperçoivent que l'utilisation des moyens internes à la société n'ont pas porté leurs fruits. Un autre élément peut jouer en faveur d'un règlement rapide ou non de la créance.
Chez Reco Act, la performance est nettement plus appréciable puisque le taux oscille entre 80 et 90%. L'expérience de la société créée en 1994, les techniques utilisées (progiciel de gestion de recouvrement et de contentieux, collaborateurs qualifiés...) sont autant de facteurs qui expliquent en partie cette prouesse. Aussi, le portefeuille géré par Reco Act n'est-il constitué que de clients de choix: banques, assurances, multinationales..., ce qui augmente les chances de recouvrement comparativement à d'autres cabinets de recouvrement, qui, n'ayant pratiquement que des commerçants comme clients, voient leur mission de récupération semée d'embûches. Notons dans ce registre qu'en fin de compte le taux de récupération des créances n'atteint jamais les 100%. Il est très difficile d'aboutir au stade de zéro échec. Dans un milieu où les impayés deviennent légion, les taux réalisés par les professionnels sont plus que satisfaisants.

Par: Salwa Mansouri