RECO-ACT
dans la Presse

Septembre 2000 N°808

Retard des paiements: Un mal chronique

" L'état a montré l'exemple. En payant ses fournisseurs avec six, huit mois de retard et même parfois plus, il a contribué au développement d'un mal chronique au Maroc: le retard de paiement" Jamal Krim, administrateur délégué de la société de recouvrement "RECO ACT " a construit sa société sur celle faille.

Aujourd’hui, il emploie douze personnes, toutes dotées d'une culture commerciale et financière. "Nous devons effectuer une présence soutenue sur le terrain, Poursuit M.Krim, c'est quasiment du harcèlement, car nous ne pouvons nous satisfaire de simples relances téléphoniques. En France, j'ai vu de véritables "batteries" de personnes qui faisaient du recouvrement par téléphone et le lendemain, des cartons entiers de chèques arrivaient . Au Maroc, c'est totalement impensable. La relance à distance ne marche pas, il faut des contacts directs, à l'amiable. Nous devons établir des cycles d'échelonnement, trouver des compromis".

RECO ACT a des obligations de résultat car cette société n'est rétribuée que lorsque les démarches aboutissent favorablement. Avec une conjoncture difficile, comme c'est le cas actuellement, le recouvrement est d'autant plus difficile . "lorsque l'on peut intervenir rapidement, c'est-à-dire dans les deux ou trois mois, le taux de réussite est de 80% à 90% Il tombe à 50% et parfois moins lorsque les démarches sont faites un an après l'émission de la facture "précise Jamal Krim.

Les taux appliqués par RECO ACT varient de 5% à 20%, le pourcentage étant fonction du flux commercial des entreprises. RECO ACT a signé des partenariats avec des établissements de crédit tant dans le secteur des banques mais travaille également avec les PMI"qui représentent 80% du tissus économique marocain ajoute M.Krim bien qu'elles ne possèdent que 20% des richesses du pays".

"Nous préférons le recouvrement auprès des personnes morales (entreprises) que des personnes physiques". Les employés de RECO ACT doivent faire preuve de beaucoup de patience, de psychologie, tous ont une formation universitaire en droit. Autant de qualités dont ne disposent pas forcément les entreprises qui font appel à des organismes spécialisés.

"Avec un taux de contentieux qui de 15% au Maroc contre 5% en France, il y a fort à faire et tout d'abord l'éducation de la clientèle" conclut M. Krim.

Par: Conjoncture